Bordel et choses diverses (mais intéressantes)

Des choses et d'autres, des coups de coeur et des coups de gueule, des infos sérieuses et des trucs marrants, du bordel, quoi.

samedi 19 mai 2007

Treize. Onze. Mille neuf cent quatre vingt quatre.

1984 : naître. La vie devant soi. La tranquillité derrière soi. Respirer. Pomper l’air. Ce n’est que le début.

1985 : découvrir. Le monde, la mer. Papa, Maman. Papa, pourquoi as-tu fait ça ?

1986 : parler, marcher. Pour pouvoir mieux tomber. Pour pouvoir mieux blesser.

1987 : les voir se séparer. Ne pas savoir avec qui rester. Ne pas avoir le choix de toute façon.

Partir. Pas encore déracinée. Presque.

1988 : s’habituer. Se faire au monde. Se socialiser. Essayer…

1989 : se faire déraciner. Se faire arracher. Ne pas avoir le choix. Pour de l’argent. À cause d’un homme. Perdre sa vie, devoir en construire une autre.

1990 : le subir. Nouveauté qui deviendra habitude.

1991 : la rencontrer. Le subir.

1992 : faillir. Mourir. Le subir.

1993 : s’effacer peu à peu. Devenir invisible. Inexistante. Le subir. Encore, encore.

1994 : descendre inexorablement. Avoir dix ans. Imaginer le commencement de temps nouveaux, tout ça parce qu’on a dix ans. Tomber de haut. Le subir.

Déménager. Se faire arracher de nouveau. Mais respirer un peu mieux. Retrouver de l’espace.

1995 : le voir disparaître peu à peu. Soulagement. Angoisse. Paradoxe.

1996 : le remplacer par un autre. Le Frère. Parasite. Plus vicieux encore. Mauvais augure.

Devenir « femme ». Ne pas le vouloir au point d’en faire reculer l’échéance. Puis redevenir « femme ». Ne pas pouvoir y couper.

1997 : devenir fantôme. Treize. Chiffre heureux, chiffre malheureux. Le rencontrer. Pour le meilleur et pour le pire.

1998 : toucher enfin le fond. Savoir qu’on ne peut pas aller plus bas. Boulet enchaîné aux pieds. Pas d’oxygène. Mourir. Si lentement. Vouloir aller plus vite.

1999 : couper la chaîne. Laisser le boulet au fond et remonter. Injuste. Humain. Respirer. Espérer.

Etouffer de nouveau. La mort. La perdre. Joyeux Noël. Bonne année. Connard.

2000 : trahison. La voir pleurer. À cause de son père. À cause de son frère. Pour de l’argent ! Parasites. Profiter de sa mort. La voir pleurer, putain, et ne vouloir qu’une chose : les crever un jour. Devenir une meurtrière au même titre qu’eux. Hérédité…

2001 : s’offrir pour de mauvaises raisons, de la mauvaise façon. Aux mauvaises personnes. Faire comme si. Vouloir y croire.

Marquer son corps à vie. Appartenance à soi-même.

2002 : s’abrutir. Ne plus penser. Rire bêtement. Aimer ça. Mais détester. Détester tout ce qui bouge. Tout ce qui ne bouge pas. Tout.

Rage. Les faire disparaître. Effacer ces gènes qui pourtant se multiplient en soi. Honte. Dégoût.

2003 : s’aliéner. Décadence. Folie.

Se décomposer. Absences. Phobies.

Se battre.

Couler. Remonter. Se faire couler.

Le rencontrer. Lumière au bout du tunnel. Béquille, pilier. Mains qui tirent hors de l’eau. Ramènent à la vie.

2004 : être écoutée. Aimée. Pas forcément comprise. Juste écoutée. Ça suffit. Y croire.

La vie peut enfin commencer. On naît à vingt ans.

2005 : mourir encore. Souffrir, se faire ouvrir. Sans anesthésie, pas la peine. L’habitude. Mais ça fait mal. Ne pas pouvoir respirer.

Tuyau. Boîte. Lit.

Lit. Séquelles. Récidives.

Traumatisme. Faute. Début de la fin.

Corps meurtri.

Corps banni.

Corps pourri.

Fardeau.

2006 : nager. Brasse, crawl. Nager vers l’avenir. Boire la tasse. Changer de direction. Fatiguer. Se reposer sur une île et repartir.

Embolie.

Rencontre. Ou plutôt découverte. Redécouverte de soi dans l’autre. Redécouverte de l’autre en soi. Fusion.

Vingt-deux. Double de onze.

Onze. Union de deux un. Mais pas deux. Plus complexe. Plus fort car plus fragile, plus fragile car plus fort.

2007 : 1er janvier.

23 février.

27 avril.

18 mai.

Flash-back.

En attente de la suite.

Posté par Sunny Suny à 12:19 - Bordel dans le pois chiche - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


jeudi 17 mai 2007

MUSE - Knights of Cydonia

Oui, Lily, tu as le droit de dire que t’en as marre, mais c’est ainsi : je vais encore parler de Muse. Je t’autorise d’ailleurs à zapper si tu ne te sens pas le courage de subir encore une fois ma monomanie.

Je vais donc m’adresser à vous, lecteurs monomaniaques de moi (quoi, on a le droit de s’imaginer un fan club aussi, non ?). Je ne vais pas faire de grande analyse des chansons dans cette catégorie de musicochoses que j’ouvre ici, juste partager les chansons que j’aime, les chansons qui me prennent aux tripes (et puis découvrir avec vous les paroles, vu que quand je les hurle chante dans ma voiture, c’est en grande partie pathétique à la phonétique…)

Découvrons donc Knights of Cydonia, dernière chanson de leur dernier album, Black holes and Revelations (celui que mon poste bouffe depuis plus de six mois dans ma voiture…), aux paroles courtes, mais qui me fout une patate… (très utile le matin à 6h30, mieux encore que le supradyn).

"Knights Of Cydonia"

Come ride with me
Through the veins of history
I'll show you how god
Falls asleep on the job

And how can we win
When fools can be kings
Don't waste your time
Or time will waste you

No one's gonna take me alive
The time has come to make things right
You and I must fight for our rights
You and I must fight to survive

No one's gonna take me alive
The time has come to make things right
You and I must fight for our rights
You and I must fight to survive

Edit Bonus : le clip... Au début je me suis demandé si c'était pas une blague... mais apparemment, non. ^^

Délirant, excellent... à voir!

Posté par Sunny Suny à 22:29 - Musicochoses - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 14 mai 2007

Du temps à perdre au boulot?

Faites donc des Jeux Chiants. Ce site porte bien son nom, ces jeux sont réellement chiants. Surtout quand évidemment on n'y arrive pas et qu'on se fait traiter de Paris Hilton ou de caniche... Et vu que ni l'un ni l'autre ne sont vraiment des modèles intellectuels... on se vexe et on recommence. Et re-caniche. C'est horrible. Mais on s'en lasse pas. ^^

jeu_chiant

Vous remarquerez ici qu'ils savent trouver les bons mots pour donner envie de rejouer...

Posté par Sunny Suny à 22:17 - Web en vrac - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 12 mai 2007

Du rêve à la réalité... ça serait bien qu'il n'y ait qu'un pas

Quand je serai grande, je voudrais être écrivain. Pas de ces minables petits auteurs sans imagination et sans style qui courent après les éditeurs avec leur grosse tête et leurs chevilles enflées. Pas de ces pseudo-intellos qui passent à la radio pour raconter des bla-blas qui se veulent hautement philosophiques mais qui au fond ne signifient pas grand-chose, à part l’étalage médiocre d’une culture acquise devant la télé en révisant leurs cours de Sciences Po. Pas de ces gens qui se croient au-dessus de la norme tout ça parce qu’ils arrivent à chier quelques phrases savamment syntaxées que seuls d’autres pseudo-intellos peuvent comprendre (ou faire semblant de comprendre). Je voudrais être une grande parmi les grands (ouais, rien que ça), faire rêver ou frissonner d’une simple suite de mots, sans utiliser les grands discours qui veulent faire réfléchir, seulement prendre au tripes et laisser la raison de côté.

Parce que pour moi, un bon livre, un bon auteur, c’est celui auquel on s’attache sans vraiment savoir dire pourquoi. C’est celui qui, même après les dernières lignes, laisse son empreinte au plus profond du lecteur et le hante jusqu’à ce qu’il trouve plus prenant encore.

Même si j’ai aimé des dizaines de livres, je ne peux pas vraiment dire que beaucoup d’auteurs m’aient réellement fait cet effet-là. C’est difficile d’avoir ce talent, et même si je ne prétendrai pas l’avoir, j’admets avoir espoir, un jour, de toucher un lecteur, comme par exemple Virginie Despentes ou Stephen King l’ont fait avec moi. Et encore, ils n’y arrivent pas à tous les coups, alors que j’ai une totale confiance en eux.

Et dans mon cas, lire et écrire sont aussi importants l’un que l’autre, et fonctionnent sur les mêmes bases. Quand je lis, je veux être totalement absorbée par l’univers, sinon ça ne colle pas, ça n’accroche pas, et même si je termine, parfois difficilement, le livre, il me restera un arrière-goût de déception, de promesses non tenues, de temps perdu… Lire un livre n’est jamais du temps perdu, s’il est un tant soit peu intéressant, mais plus on lit, plus on devient exigent sur la marchandise, et malheureusement plus il devient difficile de s’en sortir vraiment satisfait.

Quand j’écris, c’est pareil. Si je m’absorbe dans mon histoire, alors c’est bon. C’est fou comme on peut parfois s’attacher à certains personnages, au point d’avoir l’impression qu’ils vivent réellement, alors que ce ne sont que des mots sur du papier, des personnalités imaginées, construites de toutes pièces, et parfois tout à fait improbables. Mais si au bout du compte, après avoir pondu dix pages au prix d’efforts inconsidérés pour mettre les mots les uns à la suite des autres, tout ce qu’on ressent c’est de la frustration, alors ça sert à quoi ? Personnellement, ça me déprime. Et dans ces cas-là je préfère encore ne pas écrire…

C’est pour ça que publier simplement un best-seller qui me rapportera des mille et des cents, ça ne m’intéresse pas. Oh oui, c’est sûr, ça serait bon pour mon ego… et surtout pour mon porte-monnaie. Mais j’aimerais avant tout laisser mon empreinte dans les tripes, les tourner, les retourner et les tordre. Parce que le seul moyen de véhiculer des émotions c’est de donner les siennes, c’est de se donner soi. S’éclater, quoi. Alors si je faisais partie des « grands » comme je les entends, ça voudrait tout simplement dire que j’ai abouti à ma plus grande ambition : écrire avec tout ce que j’ai, et pas seulement mes doigts et mon pois chiche.

Posté par Sunny Suny à 18:59 - Bordel dans le pois chiche - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 11 mai 2007

Je recycle, tu recycles...

Même quand je ne savais pas encore que c’était important de protéger notre environnement, je recyclais. J’ai toujours eu la manie de tout garder (oui, même les boîtes à camembert, ça fait des jolies boîtes à bijoux, môman s’en souvient encore, même si la malheureuse boîte à bijoux s’est suicidée en se jetant dans une imagespoubelle, un jour), parfois dans le but de réutiliser, parfois juste parce que je suis incapable de jeter (même mes culottes à trous, c’est dur… Je crois que je suis une sorte d’animiste qui attribue une conscience à tout. D’ailleurs le cas des peluches a souvent été source de désaccords avec môman. Parce que comprenez bien que passer une peluche à la machine à laver ce n’est rien d’autre qu’une tentative d’HOMICIDE !). Et bien évidemment c’est toujours quand j’ai besoin d’un truc que je stockais depuis des années que je me rends compte que je l’ai jeté il y a à peine deux semaines. D’où l’accroissement des difficultés à jeter. C’est un cercle vicieux.

Mais pas si vicieux que ça, finalement, puisque le recyclage, tout le monde le sait, c’est bien. Mais pas seulement bien : c’est utile, c’est écologique, et même que ça peut être joli (bon, je ne parle plus de l’exemple de la boîte à camembert, là, hein).

Puis surtout, le plus important : on peut recycler tout et n’importe quoi. Certains fabriquent des meubles avec des cartons (me demandez pas comment ça tient debout, j’ai jamais essayé, et je n’essaierai probablement pas, vu qu’avec moi il faut que tout soit solide), d’autres des fauteuils avec de vieux vêtements, ou encore des cendriers marrants avec un tube de PVC

Moi j’ai plus trop le temps de bricoler, mais ça n’empêche pas de recycler… Par exemple un truc tout con, quand on a une feuille dont une seule face est utilisée, ben l’autre face peut toujours servir comme brouillon (en fait je récupère le moindre morceau de papier avec un peu de blanc dedans, c’est devenu une obsession je crois, mais finalement ça sert bien, parce qu’on s’en rend pas compte comme ça, mais quand on bouffe du papier par ramettes ça fait de sacrées économies, en plus).

J’ai également la folie des boîtes, j’en stocke de partout (et pas un quart d’entre elles ne me sert, mais ça me fait plaisir, j’aime bien les boîtes), et parfois ça m’est bien utile pour cacher ranger mon bordel mes affaires. Puis au lieu d’acheter des jolies boîtes qui coûtent la peau des fesses et tiennent le coup trois mois à BHV, pourquoi ne pas en faire des personnalisées avec des boîtes à chaussures par exemple, c’est plus sympa, non ?

Et puis le classique, les déchets organiques : hop ! au compost. Bon, c’est vrai qu’il vaut mieux avoir un jardin pour ça, mais même si on a seulement un balcon avec trois géraniums qui se courent après, rien n’empêche de se faire un petit bac pour récupérer tout ce qui peut être composté, sachant qu’il n’y a pas seulement les épluchures, mais aussi les coquilles d’œuf, le marc de café, les sachets de thé usagés, et bien d’autres choses.

Et puis tout ce qu’on ne pense pas avoir l’occasion de réutiliser, il faut bien penser à le mettre dans les conteneurs prévus à cet effet. De nombreuses communes proposent maintenant des poubelles vertes pour le plastique, le carton et les métaux, mais il y a aussi les grandes surfaces, dans la plupart desquelles on peut trouver des bacs pour les piles et les cartouches d’imprimante. Au lieu d’être jetés, les vêtements encore en bon état (pas les culottes trouées, hein) peuvent être récupérés dans des conteneurs également prévus à cet effet afin d’être redistribuées à des personnes démunies (double bonne action, et en plus ça débarrasse les armoires en vue des prochains soldes, si c’est pas beau, ça).

Et il y a bien d’autres choses à faire, mais s’il fallait toutes les énumérer j’en aurais pour la nuit, et la nuit, moi, je dors.

Et vous, vous recyclez ? Vous jetez tout ? Ou alors vous êtes seulement un hamster qui stocke au cas où et qui laisse tout moisir dans un coin ?

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mercredi 9 mai 2007

Spiderman VS... Spiderman

Ouais, hier je suis allée voir Spiderman 3 au ciné. Nan, j’ai même pas honte, parce que les deux premiers m’ont plu, parce que j’aime bien Tobey Maguire quand il a pas la raie sur le côté, et puis parce que malgré tout, gnaime bien les super héros (surtout leurs fesses en fait) (sauf superman, la cape et le slip par-dessus le collant ça tue tout).

spideyJ’avais déjà trouvé les deux premiers plein de bons sentiments (un peu trop ?), mais là… Même les méchants sont gentils (ouais, parce que maintenant y’en a trois d’un coup, si si, fallait au moins ça pour un troisième volet, sans compter un quatrième qui n’est autre que… Spideman). Je dis pas que j’ai pas eu ma petite larme à l’œil à la fin (nan, pas pour les retrouvailles de l’extrême fin, sérieux elles étaient trop nulles), que j’ai pas rigolé un peu quand ça faisait de l’humour et que j’ai pas frissonné devant les cascades qui elles étaient vraiment pas mal… Mais bon, je suis quand même un peu déçue, vu tout le tapage qu’on en a fait je m’attendais à quelque chose de plus… waaaw.

Mais nan, là j’étais pas rêveuse en sortant de la salle (alors que le 1 je suis quand même allée le voir deux fois, hein, mais la seconde fois c’était parce que Irréversible c’était nul à chier alors je me suis éclipsée), j’avais pas envie de grimper sur les murs pour faire pareil, j’ai même déjà oublié comment le film commence.

Outre les mauvais points, je tiens à préciser que Spiderman version sans couleurs est quand même vachement plus sex que le truc bleu et rouge, que le gentil méchant est quand même attachant et que le personnage de Harry m’a vraiment plu cette fois, pour une fois qu’il est un peu développé.

Par contre MJ j’y arrive toujours pas, elle est toujours aussi gourde.

[Ah aaaaaaah! J't'ai eu Canalblog! J'ai mis mon n'image!!]

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mardi 8 mai 2007

LisaBuzz

J'ai trouvé par hasard (dans un mail) un lien vers LisaBuzz, me proposant de décorer mon blog avec une critique élogieuse dudit robot...

Ben pourquoi pas, hein, du coup tous mes blogs y sont passés...

Voici l'avis de LizaBuzz à propos de mon bordel :

Lisabuzz.com parle de Bordel et choses diverses (mais intéressantes) : Sans tambours ni trompettes, Suny propose ici une contribution ambitieuse à l'histoire du Web. En effet, Bordel et choses diverses (mais intéressantes) est un régal de bonne humeur, de bons mots, et d'informations passionnantes. signé http://blog.lisabuzz.com

Alors hmmm... mouais, ça s'adapte à n'importe quel blog, hein, mais bon, je trouve le concept amusant. Et encore, la critique de mon autre blog vaut le détour, mais bon, cette fois je suis pas sûre que ça soit tès approprié :

Lisabuzz.com parle de J'aime les livres et j'en suis fière : L'interêt inouï de J'aime les livres et j'en suis fière ne se résume pas au seul Sud Est. Chacun de ses posts est un message universel adressé à l'humanité toute entière, celle d'aujourd'hui, et celle de demain. J'aime les livres et j'en suis fière devrait être étudié à l'ENA, tant Suny et sa plume alerte accomplissent miracle sur miracle. Personnellement, j'adore, et j'encourage chacun à venir s y ressourcer. signé http://blog.lisabuzz.com

Bon, je comprends qu'on puisse admirer mes fabuleuses critiques littéraires, mais de là à les étudier à l'ENA... Cela dit, si certains veulent aller s'y ressourcer ils sont les bienvenus ;p

Voilà, c'était la découverte web du jour... ça sert pas à grand chose, mais c'est divertissant. ^^

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samedi 5 mai 2007

Les phobies

L’autre jour, j’ai été amenée à faire une petite recherche sur les phobies pour des besoins épistolaires… Je suis restée sur le cul en voyant la liste énoooorme de phobies recensées, et surtout sur les phobies rencontrées, qui sont parfois pour le moins… hum comment dire… insolites.

Moi, je fais dans le classique, j’ai une peur viscérale des n’araignées. Rien que d’en voir une, même toutearaign_e pitiiiite, ça me fout la chair de poule, limite la gerbe. Alors je vous parles pas des vertes poilues. Voilà, rien que d’en parler j’ai l’impression d’en avoir plein qui grouillent sur moi…

Enfin je dirais que c’est plus un dégoût profond qu’une réelle peur. Je sais pas trop, en fait, mais je crois que c’est la bonne définition d’une phobie : irraisonnée. En effet, il faut que ça soit irraisonné pour avoir peur par exemple des nains de jardin à brouette (nanopabulophobie, celle-là elle m’a vraiment laissée perplexe, pour ne pas dire pétée de rire sous mon bureau), d’avoir envie d’uriner (urinophobie), ou même la peur du nombre 666 (attendez je vais réussir à l’écrire celui-là… hexakosioihexekontahexaphobie, pfouuu… Qui est l’imbécile qui a décrété qu’anticonstitutionnellement était le mot le plus long de la langue française, hein ??). Un site entier est même consacré à l’émétophobie, ou peur de vomir (vous y trouverez également une liste de plus de 500 phobies recensées…).

On peut trouver toutes sortes de tentatives d’explication aux phobies, à leurs causes et à leurs conséquences. En gros, les phobies seraient une forme pathologique de l’anxiété qui pousserait le phobique à s’éloigner instinctivement de l’objet « dangereux ». Une sorte de réflexe de survie un peu déréglé, quoi. Mais tous les phobiques seront d’accord pour dire que ce réflexe à la con gâche plus la vie qu’il ne la sauve… Ça dépend de l’objet de la peur (genre avoir peur des étiquettes de boites de camembert (pittaciocapsulacaseusnormandiphobie, j’ai fait copier-coller cette fois, m’en voudrez pas hein), ça doit pas être trop handicapant… quoique moi ça me ferait un peu chier, en fait) mais dans la globalité les phobies sont tout de même liées à des situations que l’on peut rencontrer tous les jours. Je pense aux plus répandues, telles que la claustrophobie ou l’agoraphobie, sachant que de nos jours il est difficile d’échapper à l’ascenseur ou au métro fermé, au supermarché ou métro bondé. Il m’arrive d’avoir peur des gens, aussi, surtout quand il y en a beaucoup. Ça n’arrive pas tout le temps, mais parfois, quand je me retrouve dans un bain de foule, ou même un centre commercial juste un peu trop rempli, voire même simplement dans la rue, ça me prend comme ça, une envie de me mettre à courir comme une dératée et d’aller me cacher sous mon lit. Et je peux donc dire d’expérience que de telles situations peuvent vraiment pourrir la vie, parce que non seulement sur le coup on se sent atrocement mal, mais pour s’en remettre ça prend pas trois secondes… Alors sachant que ma phobie peut être qualifiée de légère, j’ose même pas imaginer l’état des agoraphobes sévères.

Pour ce qui est des causes, personnellement je ne pense pas qu’on puisse faire de généralisations là-dessus. Certains voient dans les phobies l’expression de traumatismes survenus dans l’enfance, ou même à l’âge adulte. De mon côté je n’ai jamais eu de problème particulier avec les araignées (vous remarquerez que je ne parle pas du cas de la peur de mes semblables hein ^^), et pour reprendre l’exemple des étiquettes de camembert, je vois mal un bout de papier sauter à la gorge d’une personne trop gourmande. Quoiqu’en y réfléchissant bien, le traumatisme pourrait venir de la mention du pourcentage de matière grasse… Mais ça, ça mériterait un article entier…

Pour conclure, je dirais que cette petite recherche qui à l’origine ne devit pas mener à grand-chose m’a fait réfléchir sur un truc : l’être humain est un gros peureux angoissé. Les hommes préhistoriques souffraient-ils de telles phobies (excepté celles, justifiées, de pas trouver de bouffe pour le lendemain ou de se faire empaler par un mammouth) ? Dommage que mes cours de paléo ne m’aient pas éclairée sur ce sujet. Mais si je devais émettre une hypothèse là-dessus, je dirais qu’ils étaient bien moins angoissés que nous et qu’ils ne se formalisaient pas d’un rien. Mais ils n’avaient pas la chance de vivre dans une société obsédée par la sécurité et surtout, par le lendemain.

Posté par Sunny Suny à 23:22 - Psychochoses - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le don du sang

Alors je vais commencer en recyclant un vieil article déjà paru sur mon blog délaissé, mais c'est un sujet qui me tient à coeur (puis en plus le recylage, c'est bien. J'en parlerai, d'ailleurs).

Le don du sang... 

logosangGrand sujet d'actualité en ces temps où les établissements médicaux sont en pleine pénurie. Et pourtant, quoi de plus simple que ce don? Pas d'efforts à faire, on en a tous sur nous, riches ou non. Ouais, c'est facile à dire, surtout quand on a pas peur des piqûres...

Mais, chers achmophobes, laissez-moi vous donner quelques précisions :

D'une, il existe une énorme rumeur selon laquelle l'aiguille est absolument gigantesque. Bon, je vous l'accorde, c'est pas faux... Mais pour avoir testé il n’y a pas si longtemps, je peux vous assurer que bizarrement, la grosse aiguille fait bien moins mal que la petite aiguille de prise de sang, ou même que la microscopique aiguille de la plupart des vaccins. Non non, je vous jure, c’est pas une ruse, c’est vrai !

De deux, le saviez-vous ? Le fait de donner une certaine quantité de son sang oblige l’organisme à renouveler le sang qu’il a « perdu ». Rien de tel pour faire un peu de ménage et faire cellules neuves !

Enfin, point très important, que tout le monde sait et qui pourtant ne convainc pas forcément, alors qu’il le devrait : le sang est un produit unique, que seul le corps humain peut produire. Rien ne peut s’y substituer, c’est pourquoi les personnes qui en ont besoin ont aussi besoin de la générosité des autres.

Il existe différents types de dons de sang, dont le plus connu et le plus rapide à réaliser est le don total, qui servira à transfuser des patients hospitalisés pour une opération, ou des blessés qui en auront perdu beaucoup. Mais il y a aussi le don de plaquettes, moins fatigant car on ne prend que les plaquettes et on restitue ses globules rouges au donneur. Enfin, on a le don de plasma, qui à la manière du don de plaquettes ne prend que le plasma du donneur avant de lui restituer ses plaquettes et ses globules rouges.

Vous pourrez trouver tous les détails utiles sur le site du Don du Sang.

Pour l’instant, je n’ai testé que le don total. Malheureusement je ne pourrai pas tester les autres avant 18 mois, les analyses de mon dernier don en date (et le premier d’ailleurs, si c’est pas de la poisse ça) ayant révélé une « fausse positivité » à l’hépatite C… En fait j’ai rien, mais au cas où, je suis mise en quarantaine… C’est cool, comme s’ils avaient trop de donneurs. Je comprends que par mesure de précautions ça soit ainsi, mais je déplore la mauvaise qualité de leurs réactifs, parce qu’apparemment ce genre de choses arrive souvent (et c’est pas du tout stressant de devoir attendre trois mois un contre test pour savoir si c’est vraiment une erreur ou si on est bien atteint d’une maladie sympa. Bon j’avoue que ça m’a pas stressé mais j’imagine que ça pourrait en angoisser plus d’un).

Mais à part ça, le don de sang est sans aucun danger, hein ! ^^

Posté par Sunny Suny à 17:15 - C'est une bonne chose... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 4 mai 2007

Allez, encore un (le dernier cette fois, enfin j'espère)

Bon, ben comme pour tout blog qui débute, il faut faire un post de présentation, c'est la Règle. J'aime pas faire les messages de présentation, parce qu'il faut s'adresser à quelqu'un alors on dit "vous", mais on sait pertinemment que personne ne lira jamais le premier message d'un blog, parce qu'au début ben y'a personne pour le lire puis une fois qu'il y a du monde ben personne n'a envie d'aller fouiller au fin fond des archives pour se remémorer le bon vieux temps des débuts hésitants (ouais, quand on est optimiste on se dit qu'un jour ce nouveau blog sera l'un des plus pop' de la planète blog, c'est beau de rêver).

Enfin bref, la Règle c'est la Règle, faut donc que j'y passe.

Allons directement à l'essentiel : pourquoi ce blog? (sachant que j'en ai déjà trois, dont un que j'ai complètement délaissé même si le sujet me tenait à coeur, mais rien ne m'empêche de le caser ici, et un autre qui sommeille un peu en ce moment faute de temps, alors pourquoi en faire un autre, je me le demande...).

Ben tout simplement parce que comme tout le monde (du moins la plupart des gens), je m'intéresse à beaucoup de choses différentes, puis j'aime bien en parler, donner mon avis, faire partager... Mais on ne peut pas faire un blog pour chaque sujet, et surtout un sujet ne mérite pas forcément un blog à lui tout seul. Les blogs spécialisés finissent toujours par limiter les possibilités, et les limites ben j'aime pas ça, j'aime bien pouvoir aller où je veux, dire ce que je veux, et ce sans avoir l'impression d'être hors sujet.

Donc ici, je parlerai de tout, ce qui me passe par la tête, mon avis sur des actualités (amateurs de politique s'abstenir, ici ça sera un sujet tabou, j'vous préviens, grrr), sur plein de trucs, sérieux ou marrants, utiles ou pas, bref, ça sera le bordel (mais dans la joie et la bonne humeur... enfin ouais, dans la joie, parce que l'humeur elle fait un peu des siennes, des fois). En gros, rien de bien défini, ça sera selon l'humeur, justement. On verra bien ce que ça donne, l'essentiel c'est que je me fasse plaisir, voilà (ben ouais, par définition le blog est l'outil par excellence de l'égocentrique, de celui qui aime parler de lui, de ce qu'il aime, de ce qu'il aime pas, de sa life, de la life du voisin... Alors merde, même si je suis ma seule visiteuse ben ça sera déjà pas mal, mais sinon les autres sont les bienvenus ^^).

Longue vie au bordel!

Posté par Sunny Suny à 23:39 - Choses diverses et bordel - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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